Traitement acide oxalique 16 janvier 2019

Ce mercredi 16 janvier, nous étions 8 à participer à l'atelier "Acide oxalique" organisé par Reine de Pique
Comme toujours, cela commence par l'allumage de l'enfumoir. Celui-ci n'est pas toujours nécessaire, mais certaines colonies sont agressives et il vaut mieux prévenir... 
La solution a été préparée au préalable : 35g d'acide oxalique pour un litre de sirop 50/50 tiède. Les 8 seringues de 5ml sont prêtes. Le tout est maintenu au chaud dans une glacière (qui dans le cas présent porte mal son nom😇).
Il fait très beau, la température atteint 8°, il est temps d'aller aux ruchers, celui de reine de Pique d'abord, puis les miennes.
Après ouverture rapide, le traitement consiste à verser la solution tiède directement sur les abeilles (qui forment la grappe à cause du froid), à raison de 5ml de solution par travée pleine. La quantité est ajustée à vue de nez pour certaines travées moins remplies, celles du bord généralement. On referme aussitôt la ruche pour éviter le refroidissement de la grappe.
La séance s'organise parfaitement, pendant que les uns remplissent les seringues, les autres ouvrent les ruches et chacun à son tour applique le traitement.
Tout se passe bien la plupart du temps, les abeilles restant bien groupées entre les cadres, mais certaines se rebellent... Jacques va l'apprendre à ses dépends 😡.
En moins d'une heure, les 13 ruches sont traitées.
Deux jours après, résultats du traitement : en moyenne 80 tombées de varroas par ruche. Quand on sait qu'une ruche doit contenir moins de 50 varroas en tout pour passer l'hiver sans crainte, ce chiffre à de quoi nous laisser dubitatifs.
Bien sûr le traitement à l'Apistar ou Apistan a été tardif mais il a duré les 12 semaines prescrites et les languettes ont été retirées il y a trois semaines. Il a fait froid depuis, les varroas résiduels devraient être peu nombreux... et ce n'est pas le cas.
Plus inquiétant, deux ruches semblaient être très peu infestées, celle de Jacques et une des miennes :
- très peu de chutes en fin de traitement par languettes
- aucune chute naturelle sur les trois jours avant le traitement à l'acide oxalique.
Or voici ce que j'ai découvert ce matin en ôtant le lange de celle de Jacques :
Tous les points noirs bien ronds sont des varroas morts (plus de 80 en tout) le reste des débris de cire. De plus près :
 
Conclusions :
- ce traitement hivernal est facile à mettre en oeuvre. 
- les traitements par Apistan ou Apivar ne sont pas réellement efficaces, c'est le moins que l'on puisse dire
- les chutes naturelles ne permettent pas d'estimer la quantité de varroas présents dans la ruche, les plus infestées des miennes montrant à peine plus de chutes de varroas après traitement à l'acide oxalique que celles apparemment peu infestées. Par précaution, il vaut donc mieux traiter toutes les ruches.
- comme nous l'a dit la vétérinaire de la conférence sur Aethina tumida, avec la chaleur qui persiste longtemps à l'automne et qui permet un élevage tardif de couvain, donc la pullulation du parasite, il faudra peut-être envisager de ne plus utiliser les languettes et de se contenter de deux traitement à l'acide oxalique, l'un en août, l'autre en hiver. Rappelons que l'acide oxalique est accepté en apiculture bio.
A réfléchir...
mais ce fut encore une superbe rencontre Reine de Pique!